Enfant, j’ai passé tous mes étés dans la garrigue du Haut Var.

Mes parents avaient une maison en pleine nature, au pied d’une colline, loin de tout et de tout le monde.

Cette nature sauvage était à la fois merveilleuse et très effrayante pour la fillette citadine que j’étais.

A cette époque - je parle des années 70 - il y avait énormément d’insectes.

Une infinie variété de formes, de couleurs, de textures ! Les surprises étaient nombreuses et plus ou moins monstrueuses !

Totalement libre, lâchée en pleine nature, j’occupais mes journées à observer, collecter, gratter le sol, soulever les pierres.

Je connaissais chaque centimètre carré comme ma poche.Reliée au monde corporellement et sensoriellement.

Tissant des relations plus ou moins amicales avec les “autres vivants que moi”.

Attentive au moindre détail, myope de surcroît.

C’est sur ce précieux trésor de l’enfance que je construis mon travail de plasticienne aujourd’hui. Car c’est probablement à ce moment-là que j’ai commencé à développer une capacité à regarder les formes ; ces paysages de Provence ont décidé de mon rapport esthétique au monde.

Ma première école d’art a été celle de la magnificence de la nature.

Alors que nous observons une anthropisation aveugle des milieux, je les dessine et les photographie, comme un acte de résistance.

Je ne cherche pas à reproduire fidèlement les fleurs mais plutôt l'effet qu'elles me font, et je voudrais transmettre par mes images, cette vibration. J'espère ainsi établir un dialogue poétique avec les personnes qui regarderont mon travail. Mon souhait est que ce dialogue permette d'établir ou rétablir, un lien avec le monde extérieur fragilisé.

J’espère partager avec vous mon bonheur d’appartenir à ce grand monde sublime.

Mon parcours :

Licence en Arts Plastiques, Université Panthéon-Sorbonne, Paris

Master 1 et 2 en Arts Plastiques, Université Paul Valéry, Montpellier

Atelier de dessin de M. Raphaël Mahida-Vial, Beaux-Arts, Toulon

Atelier de peinture de M. Jérémie Delhome, Beaux-Arts, Marseille.